vendredi 19 janvier 2018

Revenons un peu sur 2017

L'année qui vient de s'écouler aura été propice à une actualité soutenue, même si nos âmes de passionnés auraient tendance à toujours en demander plus ! Alors que 2018 s'annonce plus calme, un petit regard dans le rétroviseur s'impose...

Côte Magma pas de nouveauté, si ce n'est... le DVD Emëhntëhtt-Rê qui sortait il y a juste un an !  L'absence de distribution dans les circuits classiques a, sans donc, réduit l'impact de cette parution qui permet d'entendre enfin la seconde trilogie de l'oeuvre vanderienne, captée ici au Triton fin 2014, dans une unité de temps et de moyens. En bonus, l'interview réalisée par Bruno Heuzé s'avère passionnante, bref, si vous êtes passés à côté, une seconde chance vous est offerte.
Pour le reste, le programme aura été aux reeditions, tâche noble mais ardue dans une époque où la dématérialisation pousse tant de labels vers la sortie (voir le cas récent de Cuneïform). Attahk bénéficie désormais d'un packaging moins minimaliste et d'un mastering plus ample. Mais c'est la nouvelle édition de Wurdah Itah qui est évidemment la plus marquante. Outre une pochette définitive, un intéressant nouveau mastering c'est, bien sûr, cette première session inédite de la maquette réalisée en Janvier 1972 qui retiendra l'attention de beaucoup d'entre vous. Bien qu'il ne s'agisse pas de la bande finalisée (avec batterie), utilisée pour le film Tristan et Iseult, ce document permet de se plonger dans le climat originel de la musique Zeuhl, appararaissant un peu plus chaque jour, sur un certain piano, dans une transe jamais démentie... Evidemment incontournable !
Pour la scène, l'année a été marquée par ces deux soirées à l'Olympia en Février, l'apparition de Ehn Deïss comme rappel (enfin la grande réconciliation ?) et ces pays lointains inlassablement visités par la Zeuhl Wortz...
Et même s'il ne s'agit pas d'une production "maison", il ne faudrait pas oublier The Music of Magma, le film de Laurent Goldstein, fruit d'un long travail de tournage au travers des continents. D'une qualite technique largement supérieure à Nïhao Hamtaï, nous reviendrons très prochainement sur ce film, avec le principal intéressé...

Difficile de s'y retrouver dans les productions récentes. Le net et les moyens de production actuels ont multiplié l'offre potentielle via les Bandcamp et autres Soundcloud, mais il semble pourtant de plus en plus difficile de sortir un disque et surtout de le distribuer efficacement. Après de nombreuses écoutes, le disque de Band of Dogs reste un album formidable. Je vous en ai deja dit tout le bien que j'en pensais et plutôt que de radoter, je vous renvoie donc à ma chronique ICI .

Nous vous l'avions pourtant annoncé, publié un entretien avec le musicien mais nous avons omis de revenir sur le dernier disque d'Albert Marcoeur. Le musicien distillant ses productions discographiques avec une certaine parcimonie (six années entre les deux derniers disques), il faut du temps pour profondément s'impregner d'un nouvel opus, y revenir souvent pour en saisir toutes les richesses et les subtilités disséminées au travers des plages sonores. Certes la musique d'Albert Marcoeur n'a plus le foisonnement qui fut la sienne dans les 70's, mais c'est au profit d'un minimalisme et d'une économie de moyens qui sied à merveille à la musicalité rigoureuse du Quatuor Béla. L'art d'Albert Marcoeur reste unique et Si Oui, Oui, Sinon, Non n'en est pas le moindre jalon.

Autre tendance du moment, les luxueux coffrets qu'il s'agisse de rééditions ou bien, plus rarement, d'inédits. A ce jeu, où sont passés maîtres des groupes comme Crimson ou Jethro Tull, relevons quelques parutions dans nos univers musicaux. Nous avons déjà parlé du coffret 44 1/2 dArt Zoyd en nos pages et l'objet reste bien entendu d'actualité avec un contenu particulièrement dense ! Signalons que la mise en stand by de Cuneïform Records devrait inciter les amateurs à se procurer l'objet sans trop tarder...
Pour la première fois, Magma fait l'objet d'un coffret vinyle Retrospektïw, réalisé par le label Southern Lord issu de la scène metal. Le design de l'objet, assez original, est plutôt réussi respectant les codes graphiques habituels tout en parvenant à en renouveler le genre. L'insert des bandes dessinées de Gotlib et Solé est sympathique et bien réalisé mais ma vieille âme d'archiviste en fin de carrière regrette, cependant, l'absence totale de rapport entre l'évènement ici retracé (les 10 ans de Magma à l Olympia) et la réalisation de l'objet...
Dernier Coffret en date, celui d'Heldon et de ses trois meilleurs disques sortis entre 1976 et 1979. Beau travail du Souffle Continu, livret bien illustré, pochettes restituées avec soin, voilà du bel artisanat discographique qui remet en valeur le meilleur de la démarche du groupe de Richard Pinhas, ici en très bonne compagnie (Patrick Gauthier, Jannick Top, Didier Batard, Klaus Blasquiz...).

Outre les coffrets, les rééditions vinyles ont toujours le vent en poupe, bien qu'il ne s'agisse, en fait, que d'un marché de niche. Alors surfons sur la vague avec une parution à retenir tout particulièrement. Jolie ressortie (pochette double, texte inédit...) du premier album solo de Laurent Thibault, Mais on ne peut pas Rêver Tout le Temps, qui marque également le retour de Thélème. Malgré les années, l'album a su garder ses qualités et s'avère finalement assez visionnaire des apports "World" qui allaient déferler peu après sur la scène mondiale. Bien sûr, les clins d'oeil au premier double de Magma ne sont pas fortuits mais on ne saurait ainsi réduire cet enregistrement à une seule veine musicale tant ce disque est sophistiqué dans sa réalisation, mélant les ambiances et les références au travers d'un beau voyage onirique qui mérite d'être redecouvert près de quarante années après sa parution originelle.

samedi 13 janvier 2018

The Last Seven Minutes revu et corrigé à la japonaise !

Le Shelter, espace musical situé à Tokyo, a vu le 7 janvier dernier le groupe xoxo (Kiss&Hug) Extreme, jouer, revisiter les paroles en japonais et chorégraphier, ce titre phare de l'album Attahk. Déjà, ce n'est pas commun.

Autant dire que je ne connaissais, et que je ne connais toujours rien, à ce groupe, mais il n'y a vraiment que nos ami(e)s japonais(es) pour faire naître une telle formation.
Imaginez un quatuor de jeunes filles, toutes habillées avec des robes à jupons façon "je refuse de grandir", danser, chanter et communier avec un public très réceptif, reprenant en chœur les mouvements des bras. Autre aspect amusant, la musique est jouée (bande ?) par des musiciens locaux mais dans une sonorité et un tempo très "pop", ce qui convient à l'ambiance générale et participe à notre étonnement.

Le tout fait très bonbon acidulé, mais c'est tellement décalé et rempli de joie qu'on ne peut qu'y céder ! Et quand je pense qu'il y en a qui prétendent qu'on ne danse pas sur Magma...

Merci à Naotsugu Ito, du groupe Christian Vander sur Facebook, de nous avoir fait remonter ce document vivifiant !





Et pour ceux qui veulent aller plus loin... 

dimanche 7 janvier 2018

Les concerts de Janvier

Avec le premier mois de l'année, c'est bien sûr la période des voeux à laquelle nous ne saurions déroger. Alors souhaitons-nous de nombreux concerts pour 2018 car autant dire qu'avec ce mois de Janvier ce n'est pas l'abondance ! A part les quatre concerts de Magma en soutien au Triton (concerts complets d'ailleurs), une seule autre date est remontée de nos filets...

African Jazz Roots (S.Goubert, A.Cissoko...) : 19, Toulouse, centre Henri Desbals.
Magma : 24 au 27, Les Lilas, le Triton. Complet ! 

mercredi 27 décembre 2017

La programmation du Triton est en ligne

Alors que l'horizon reste bien incertain pour la salle des Lilas, le Triton vient de publier sa programmation pour le premier trimestre, et même un peu plus. Bien sûr les concerts de "soutien" sont nombreux : Magma - complet -, Michel Portal, Louis Sclavis, Joelle Léandre, Claude Barthélémy pour n'en citer que quelqu'un...
A noter :  deux nouvelles confrontations pour les allumés de Band of Dogs : Andy Emler et ses claviers "vintages" ainsi qu'Elise Caron pour une première rencontre avec une chanteuse...


A découvrir ICI 
Et pour en savoir plus sur la situation du Triton, lisez ICI un texte de Jean-Pierre Vivante.

vendredi 22 décembre 2017

Réédition prochaine de Bruxelles 1971

Nous apprenons par Gérald Nimal (concepteur des pochettes Magma entre autres) la prochaine réédition du concert de 1971 à Bruxelles pour le début 2018, au demeurant, un excellent concert et fort bien enregistré pour cette époque.
En plus de la pochette, cette édition fait l'objet d'un remastering à l'instar de Mekanik Kommandoh réédité il y a peu.
Partant de là, on peut en imaginer d'autres à venir.
Mais alors, pourquoi pas de nouveaux concerts, toutes époques et toutes formations ?
Choix éditorial...

vendredi 8 décembre 2017

Christian Vander dans Batteur Magazine de décembre 2017

Dans le dernier numéro de Batteur Magazine, le 317 quand même ! de Décembre 2017, vous pourrez trouver dans les premières pages une chronique sur le matériel utilisé par Christian Vander. Vous saurez tout sur les fûts, peaux, cymbales, pieds, pédales, baguettes et siège, bref, tous les éléments composant sa batterie. Et tout cela sur deux pages avec photos à l'appui.
Alors, qu'attendez vous pour aller faire un tour chez votre libraire favori.
Ah, quand bien même il vous prendrait l'envie d'acheter à l'identique pour Noël tout ce beau matériel, n'est pas CV le premier venu... Ni le dernier ! Moi, je viendrai pas, il vaut mieux que je bouge mon fût de là...

jeudi 7 décembre 2017

Euro-Rock Press vol.75

Toujours à l'heure, le magazine nippon traite, dans son dernier numéro en date, de manière évidemment exhaustive, de l'année 2012...

lundi 4 décembre 2017

Les concerts de Décembre

Déjà le dernier RDV de l'année pour notre agenda mensuel. Nos lecteurs provinciaux vont quelque peu s'ennuyer en cette fin 2017, alors que les autres mettront le cap sur le Triton...









Patrick Gauthier Quartet :
7 : Les Lilas, Le Triton.

Himiko :
15 & 16 : Les Lilas, Le Triton.

Bruno Ruder & Remi Dumoulin Quintet :
9 : Les Lilas, Le Triton.

Hommage à Gérard Terronès :
10 : Paris, Le Sunside.

Wax'In : 
14 : Annecy, Le Brise Glace.

mardi 28 novembre 2017

Patrick Gauthier Trio + Bernard Paganotti au Triton le 7 décembre

Oui, sur Kosmik Muzik, on aime beaucoup Patrick Gauthier. Et pas seulement parce qu'il fut un pianiste magmaïen d'une époque légendaire ou au sein des Voix de Magma voire de Seventh Records, ça c'est sûr. Mais aussi car c'est une personne de cœur, parce qu'il y a dans ses albums une vraie note Zeuhl, qu'il y a une attache sincère et complice avec les musiciens qui l'entourent et le suivent, qu'il est un féru de karaté, qu'il en a fini avec une mauvaise fée, parce qu'il est sensible, parce qu'il y a chez lui quelque chose que l'on ne trouve pas ailleurs.
Bref, on l'aime, lui et son talent !

Alors, sa prochaine étape le conduit, avec de nouvelles compositions, accompagné dans son trio par Isabelle Carpentier et Antoine Paganotti au chant, et en invité (surprise ? non, cela commence à être une habitude !) Bernard Paganotti à la basse. Voilà un programme bien alléchant que l'on peut réserver, si ce n'est déjà fait, Ici, ce sera en salle 2 du Triton aux Lilas (93) à 20h00 le 7 décembre 2017. Allez y, et racontez nous, malheureusement, nous ne pourrons y être, alors on compte sur vous !

Et parce qu'il faut aussi soutenir le Triton et sa programmation unique...

lundi 27 novembre 2017

Une édition illustrée du Dictionnaire Amoureux du Rock d'Antoine de Caunes

L'édition "originale" avait vu le jour fin 2010 et ne comportait alors pas de photos. 7 ans plus tard, quelques jours avant les fêtes, vient d'apparaître une édition "illustrée" du même ouvrage. Le texte sympathique sur Christian Vander et Magma est toujours présent avec quelques clichés, certes connus, à la clef... Trouvable sur le Web et les libraires pour une trentaine d'Euros.
Merci à Thierry Moreau pour l'info !



lundi 20 novembre 2017

Le coffret 44 1/2 d'Art Zoyd est arrivé !

Ce n'est pas sans une certaine joie que les souscripteurs du projet de publication de bandes inédites d'Art Zoyd ont reçu leur cadeau de Noël avec de l'avance. De l'avance pour Noël, car le projet a même, il fut un temps, failli capoter faute d'un nombre suffisant de mécènes et du coût de fabrication de ce coffret. Heureusement, l'histoire a été différente.
Je passerai sur le cadeau promotionnel, un T-shirt siglé Art Zoyd pour aller à l'essentiel, à savoir le contenu de cette jolie boite.
Une pochette qui n'est pas sans rappeler celle de Köhntarkösz, le sigle Magma étant remplacé ici par celui de la formation valenciennoise et le magma par un bel effet sur un ciel nuageux.


Le contenu est dense : 12 CD, 2 DVD, deux livres et deux affiches, de quoi passer de longues soirées à écouter, regarder ou lire tout ce matériel.
La qualité des enregistrements est à la hauteur de ce que l'on connait et attend d'Art Zoyd. Toute la longue, très longue, existence de cette formation valenciennoise est vue, revue et même éditée pour la première fois : de 1975 à 2005 pour le son (live et studio) et de 1979 à 2015 pour l'image. Il est encore trop tôt pour avoir fait le tour d'un tel matériel, bien sûr, mais les quelques extraits écoutés, pour le moment, s'avèrent de haut niveau comme ce concert à Berlin en 1987, ou cette captation du Mariage du Ciel et de l'Enfer de 1985...
Pour les deux livres, le premier est en fait le détail du contenu de chaque CD ou DVD, le deuxième est un recueil de photos, plutôt des dernières années.

Pour tout vous dire, vos deux humbles serviteurs sont même crédités pour bandes audios offertes (à vous de deviner lesquelles...), merci à Gérard et Cuneiform Records. Un indice cependant Ici ...
Un petit reproche cependant, celui de ne pas avoir repris sur les disques les lieux, dates et titres contenus, cela oblige à feuilleter plus que de raison le livret correspondant.

Un superbe cadeau de Noël à offrir ou à s'offrir, disponible Ici et  avant épuisement, le tirage semblant assez limité, alors dépêchez vous !

vendredi 17 novembre 2017

La Zeuhl Wörtz part à la reconquête de l'Amérique du Sud

Aujourd'hui 17 novembre, les membres de la Zeuhl Wörtz repartent en Amérique du Sud après une première tournée triomphale, mais cantonnée au Chili, en décembre 2013.
Le Pérou, l'Argentine et le Brésil s'ajoutent aux pays visités à travers le monde. Et, en plus, une formule acoustique inédite sera jouée au Chili.
On peu dire que la fin, provisoire, de cet Endless Tour pour 2017 se termine en feu d'artifice !
Alors, plutôt que d'aller skier à Megève, partez dans les Andes !!!

jeudi 9 novembre 2017

Rappel Anaïd à Rennes ce 11 Novembre

On vous l'avais mentionné dans notre agenda mensuel, Anaïd se produit ce Samedi à Rennes dans le cadre du Festival Jazz à Rennes. C'est à 21h00 au Ty Anna en plein centre ville...

lundi 6 novembre 2017

MAJ : La Rétrospective à nouveau en vinyle enfin disponible !

Le printemps espéré aura finalement été l'automne... Cet étonnant coffret est donc disponible auprès de Seventh depuis ce jour et force est de constater que l'objet a un certain "look"...

Disponible ICI

On se souvient que le fond de catalogue de Magma, particulièrement les disques studios, avait fait l'objet de rééditions LP à l'occasion du Endless Tour.
Il manquait cependant les trois volumes de la Rétrospective de 1980 et ce donc sera chose faite au printemps en édition limitée, numérotée et remastérisée.
Southern Lord est un label américain, spécialisé dans le Doom, le Drone et le Métal expérimental où l'on retrouve... Sunn))) O par exemple...

Merci à l'ami Akoustikus pour cette information glanée hier au concert de Genève !


mercredi 1 novembre 2017

Un disque qui a du chien : Band of Dogs

Nous vous avons déjà parlé de cette formule mais un, petit, rappel s'impose cependant pour les moins fidèles d'entre vous, ou les amnésiques.
En près d'un an et demi, la paire rythmique composée de Philippe Gleizes et de Jean-Philippe Morel a pu inviter, au Triton, un petite dizaine de solistes à se confronter à ses trames et masses sonores pour un programme à haut risque, largement improvisé. Quand on connait les parcours des deux intéressés, il ne faut pas s'attendre à quelques chose de "normal", ici l'énergie et la folie sont à l'honneur dans une formation qui explore différents paysages sonores.




Chaque concert ayant été enregistré dans de bonnes conditions, le duo "d'enragés" s'est trouvé face au piège du live rétrospectif. Il aurait été "facile" de faire une compilation des "bons moments" de ces huit concerts, sorte d'instantané "souvenir" à la durée de vie forcément limitée. Mais voilà les deux "leaders" n'ont pas fait dans la facilité et ont construit, avec la matière sonore enregistrée, une véritable narration, mélant les concerts et les solistes, alternant envolées et détentes dans ce qui est finalement un concert "imaginaire" puisque reconstitué dans l'ordre d'un récit construit à postériori. Le procédé pourrait apparaître quelque peu artificiel à sa lecture mais le résultat s'avère assez bluffant à l'écoute, à la fois varié dans les ambiances et instrumentations (guitare, trompette, saxes, voix, claviers, accordéon...) mais qui s'avèrent tout à fait cohérentes ainsi rassemblées.
Le casting est assez redoutable et atteste du bon goût des deux compères pour trouver à qui "parler" : Bruno Ruder, Médéric Collignon, Marc Ducret, Aymeric Avice, Hugues Mayot, Emile Parisien, Vincent Peirani et Thomas de Pourquery. Et cet ensemble de différents trios construit une oeuvre singulière en variant les approches et les mouvements, en diversifiant les couleurs au gré des solistes en action. Ainsi Thomas de Pourquery apporte ici une ambiance assez singulière, déclamant par moment son texte dans une séquence climatique très personnelle précédant un décollage de la rythmique assez irrésistible... Car la rythmique guide souvent le chemin, alternant tensions et détentes dans une complicité jamais démentie depuis toutes ces années de route commune.
Le résultat c'est un disque déjanté, à l'image des deux leaders, intense et bordélique aux antipodes de la politesse d'un certain jazz français. Ici ça frotte, ça vit, ça ose... Auditeurs aventureux soyez les bienvenus !

CD Band of Dogs. Le Triton. Disponible ICI


mardi 31 octobre 2017

Les concerts de novembre

Bientôt la fin de l'année et, en tous cas, une fin de tournée pour Magma qui se voit renforcé, pour ses deux derniers concerts en France, des cuivres de la Old School Funky Family, en toute logique pour MDK. Notons également le retour du Magma Vocal pour une première en Amérique du Sud.
A signaler deux évènements rares : Anaïd qui s'aventure en Bretagne et un duo composé d'Albert Marcoeur et de Julien Baillod autour du contrôleur du TER Dijon-Sens...

Visuel : Arrache-toi un Oeil









Anaïd : 
11 : Rennes, le Ty Anna

Magma
2 : Cenon, Le Rocher de Palmer.
3 :  Boucau, l'Apollo.
19 : Lima, Teatro Municipal.
21 : Buenos Aires, ND Teatro.
23 : Santiago de Chile, Nescafe de la Artes.
26 : Sao Paulo, Carioca Club.

Magma "vocal" + Christian Vander Piano solo : 
24 : Santiago de Chile, theatro Municipal.

Albert Marcoeur :
7 : Sète, centre culturel Léo Mallet + Quatuor Béla
16 : Neuchâtel, théâtre du Passage + Julien Baillod.

lundi 30 octobre 2017

Magma, Roye le 21 octobre

Nous venons de publier le compte rendu du concert de Joué, deux jours avant Roye mais quelques lignes s'imposent néanmoins.
Commençons par le lieu, un théâtre aux formes futuristes bien inséré dans une ville reconstruite après les affres de 1918 et 1940, avec une église de 1930 très art-déco au clocher dressé tel un beffroi du Nord. Picardie oblige.
Ce Théâtre de l'Avre, inauguré en septembre 2016 (c'est dire s'il est récent) et tenu par un très sympathique directeur (merci encore de m'avoir ouvert les portes du lieu), est plutôt construit en hauteur dans ce Plat Pays. Deux étages pour arriver au niveau de la scène, et deux autres pour rejoindre la régie scène située en haut des gradins. Peu de recul mais, en échange, une belle plongée.
La scène est imbriquée avec le public car sans estrade ou séparation (configuration qui a plu à Christian), des sièges bien capitonnés, des rangs bien séparés entre eux afin que ceux qui n'atteignent pas la moyenne nationale (moi par exemple !) puissent voir ce qui se passe, une bonne acoustique et de bons éclairages.
Pendant l'installation du matériel, Christian, passionné et passionnant, nous a raconté au bar du Théâtre nombre de détails essentiels à la compréhension de l'œuvre d'un de ses films fétiche, Deer hunter ou Voyage au bout de l'enfer. Il va falloir le revoir pour aller les chercher ces clefs.
Dès la balance, des problèmes techniques avec certains micros et certaines liaisons câblées, apparaissent, ce qui a entraîné un certain retard, le temps de trouver les solutions.
L'occasion d'apercevoir Hervé à la batterie, ce qui a amusé tout le monde, lui-même y compris... Plus tard, Christian au piano électrique nous a joué quelques notes connues qui pourraient trouver place pour le concert acoustique de Santiago, la discussion est ouverte.

L'ouverture des portes s'est faite à 20h00 pour un concert qui aurait dû commencer à 20h30. Un retard pas bien méchant nous a fait patienter jusqu'au répertoire du moment, à savoir Ëmëhntëhtt-Rê, Theusz Hamtaahk et Ehn Deïss en rappel.
Des versions très proches entre les concerts de Joué et Roye, un peu plus de ci, un peu moins de ça, pour un plaisir (presque) identique mais tellement salutaire.
Il y avait néanmoins dans celui de Joué un je ne sais quoi de plus qui l'a rendu encore meilleur. Peut être que pendant le concert des petits soucis techniques ont gêné les musiciens. Il m'a semblé aussi que l'éclairage était un peu trop faible parfois. Disons que c'est un peu gênant pour les photos, même si c'est joli pour nos yeux !
Jamais content ces spectateurs !
Non, c'est pas vrai, les applaudissements furent mérités et chaleureux, pour un concert que, éternel dilemme, nous voudrions plus long. La solution est peut être de venir plus souvent ?
Je laisse la main pour un compte-rendu qui va nous venir de Cenon, je n'en doute pas. A ce propos, il reste des places pour Cenon et le Boucau, alors, locaux, touristes de passage, surfeurs et amateurs de vins fins (NDM : et de foie gras ! ), vous savez quoi faire !!!

samedi 28 octobre 2017

Magma, Joué-lès-Tours, 19 octobre

Retour sur une très belle soirée.
Jeudi 19 octobre, Magma est à Joué-lès-Tours, au sud de la préfecture deux fois millénaire, dans une salle très moderne et bien conçue, au sein d'un ensemble socio-culturel (salle de concert, bibliothèque musicale, bar, salle de jeux...) fort plaisant.
La salle, est très "rock" dans sa conception, avec pour moitié de légers gradins entourant la régie son et lumière et, pour l'autre, un parterre plat devant une scène dominant la salle d'un bon mètre. Une Scène d'une bonne largeur pour que les groupes aient de la place mais sans excès et pour que le public puisse embrasser tout le monde. Un monde merveilleux quoi, même du regard !
Une bonne acoustique, les rampes de spots sont bien pensées, la température est parfaite (merci à cet automne aux douces températures) et un affichage des décibels pour les petites oreilles sensibles. Un bien bel endroit vous dis-je !
Comme d'habitude, tout le monde est sur place en milieu d'après-midi afin de finir le montage du matériel et de faire une balance dans la joie et la bonne humeur. Et l'on peut compter sur Hervé et Benoît pour mettre de l'ambiance. Tout cela nous emmène gentiment à l'ouverture des portes pour que tout et tous soient prêts pour 20h.
Le public est pour moitié grisonnant et, pour l'autre, foisonnant, très peu de jeunes, jeudi oblige, mais quelques heureux et chanceux ado mélomanes se sont glissés au milieu de la foule.
Le concert est prévu en deux parties, la première étant occupée par un groupe tourangeau, les No Sound in Space, sympathique quatuor de trois garçons aux guitare, basse et batterie et d'une dynamique demoiselle au violon. Cette formation est uniquement instrumentale et, en trois morceaux et 45 minutes, nous dévoile ses compositions tantôt douces, tantôt endiablées, avec des rappels à la King Crimson des débuts ou Van Der Graaf Generator fin seventies, et, surtout, leur propre style.
Cet avant goût musical a fait passer un bon moment au public et a certainement satisfait celles et ceux qui étaient venus les voir. Les autres aussi d'ailleurs !
Un petit entracte afin de retirer le matériel occupant l'avant-scène et aussi d'humidifier des gorges asséchées, ou d'enfumer des poumons dépendants...

Et puis, dans un noir profond, arrivent nos kobaïens, se plaçant dans un silence religieux.
Les premières notes d'Ëmëhntëhtt-Rê retentissent, accompagnées des voix de nos choristes pour cette belle et douce ouverture oscillant entre nos oreilles tel le feuillage d'un arbre au gré du vent. Christian prend bien sûr le chant sur Hhaï, même pas essoufflé d'avoir bien essuyé ses baguettes sur ses fûts et cymbales. Peaux et bronzes qui ne demandent que ça, et nous aussi !
Philippe "Bubu" se montre toujours aussi tellurique dès l'intro de Zombies. Cela fait vraiment du bien et ce morceau est un excellent thermomètre. Quand il cogne, c'est qu'il y a vraiment plein d'énergies (pluriel obligatoire !), et de l'énergie, on en a vraiment ressenti toute la soirée. Comme toujours certes, mais... Bref, 45 premières minutes de plaisir commun à nous tous, sur et hors scène.


Quelques mots de Stella rappelant que Christian reçu en 2009 les clefs de la ville des mains du maire ainsi qu'un spectateur heureux d'être là ce soir, nous racontant qu'il était déjà présent au Gibus en 1970. C'est dire... Il a bien eu de la chance de voir tous ces concerts toutes ces années durant...
Ensuite nous est offert un très beau Theusz Hamtaahk, où chacun donne tout ce qu'il a. Habituel me direz vous de la part de ces hérauts kobaïens, mais quand même, après toutes ces années, jamais de repos, toujours dedans, pour le public, pour la musique, pour eux, c'est beau, simplement beau. Certes, les versions changent, les musiciens changent, mais cela reste du grand Art. Depuis les premières traces éditées de 1974 (Radio Bremen et BBC London) jusqu'à aujourd'hui en passant par les live de 2000 au Trianon ou 2005 au Triton, que de musiciens de talent pour nous conter ce Temps de la Haine ! Bref, tout le monde de concert (!) nous sert un superbe moment ce soir.
Christian, annonçant la fin de cette soirée, en profite pour souhaiter un bon anniversaire à Rudy, jeune faon dans la harde ! Et justement, ce Rudy, qui a la lourde tache de remplacer James  s'impose de plus belle manière à chaque concert, à chaque note pourrait on dire, avec un jeu très plaisant, très funky (ouais, ça m'est venu comme ça), très riff quoi !

Tout a une fin, et on fait mine de le croire malgré le noir persistant dans la salle. Alors des applaudissements, des sifflets, du tapage de pied et, ô surprise, ils reviennent. Comme si on n'avait pas vu le ballet des micros déplacés préparant le morceau suivant...
Stella introduit Ehn Deïss, un peu de guitare, de vibra et de piano, et des chants, beaucoup de chants, pour ce moment maintenant rituel de fin de concert sur cette douce mélodie, tout en fragilité et délicatesse. Bubu, seul absent, en profite pour commencer à faire baisser la température de ses doigts derrière la scène.
Et les lumières se rallument une dernière fois.

Bon, on aurait voulu un Magma plus long, c'est sûr, mais, et de l'avis de tous, ce fut une bien belle soirée, avec ce je ne sais quoi de plus qu'une autre pour la rendre encore meilleure, mais vous le saviez, vous y étiez peut être. Ou peut être pas...

jeudi 26 octobre 2017

MAGMA soutient le TRITON, concerts en janvier 2018

Les temps sont durs pour beaucoup d'entre nous, mais également pour des lieux qui nous sont chers, et Le Triton en fait partie.
Le Triton, ce n'est pas seulement 2 salles de concerts, ou un restaurant aux menus originaux et très abordables, ce n'est pas qu'un lieu culturel et de vie aux portes de Paris, c'est aussi un lieu social qui embauche et donne une chance à des jeunes qui en ont besoin. Et, sans aide ou subvention, ce genre de structure vacille et pourrait même disparaitre.
Etant donné les liens qui unissent Magma et Le Triton (plus de 100 concerts), nos amis zeuhliens vont donner 4 concerts du 24 au 27 janvier 2018 dont tous les cachets et bénéfices seront intégralement donnés au Triton afin de les aider.
Alors, aidons les nous aussi, et pas qu'en allant voir les concerts de Magma.
Les affiches sont nombreuses et éclectiques, les artistes sont toujours disponibles et il n'est pas rare de discuter ou de boire un verre avec eux au bar. Essayez d'en faire autant à la X Arena ou au Zénith de Je Ne Sais Où. Ici c'est possible, et en plus, du premier rang, vous êtes si près que vous pouvez même embrasser les pieds des musiciens. Bon là, c'est pour les fétichistes !

Pour Le Triton, c'est Ici, et pour la billetterie, c'est .

A vous de jouer maintenant.

vendredi 20 octobre 2017

Le Live in Bremen 1974 en vinyle

L'information circulait depuis l'été, sans que l'on sache trop si cette édition était officielle, ou pas. Sans rentrer dans des détails parcellaires, il semble bien que le groupe n'était pas vraiment au courant de cette nouvelle édition...
Visiblement tout est rentré dans l'ordre, puisque Seventh propose désormais l'objet à la vente sous la forme d'un double album aux quatre faces particulièrement copieuses...
Si vous vous sentez l'âme d'un collectionneur c'est Ici  qu'il faut vous rendre.


mercredi 18 octobre 2017

Rappel : Magma joue en France cette semaine !

Aussi étonnant que cela puisse apparaître à certains, Magma sera cette semaine en France pour deux concerts ! Jeudi le groupe sera à Joué Les Tours, dans une salle au nom évocateur, Le Temps Machine. En première partie, No Sound in Space, quartet de post-rock avec une violoniste, peut-être à découvrir ? (impossible de trouver la moindre note sur le web).
Samedi ce sera au tour (sic) de Roye de recevoir la Zeuhl. Peu d'infos sur ce concert. C'est dans la Somme, terre de combat de la première guerre mondiale et ce sera le premier concert de Magma dans cette ville avec des places numérotées au théâtre de l'Avre...